Bâtons de défense télescopiques et tonfas
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Bâtons de défense et tonfas : ce qui sépare un modèle d'un autre
Télescopique, tonfa et matériel d'entraînement
Trois emplois cohabitent sous le même rayon, avec des gestes qui n'ont rien de commun. Un bâton de défense télescopique se porte replié à la ceinture et se déploie d'un mouvement du poignet, du format court comme le Walker NEX de Nextorch, 302 mm une fois sorti et 158 mm rétracté, jusqu'au 21 pouces de dotation. Le tonfa se tient par une poignée latérale et reste plaqué le long de l'avant-bras : le TR-24/59 d'ESP possède un méplat intérieur sur toute sa longueur qui le maintient en position en phase défensive et répartit les chocs reçus sur une surface plus large. Les bâtons d'entraînement servent uniquement aux mises en situation, sans capacité de frappe : le TB-21 d'ESP associe un noyau de polycarbonate, une mousse et une gaine cordura, tandis que le bâton d'attaque GK Pro de 90 cm simule une batte ou une barre métallique face aux stagiaires. La vente de ces matériels est interdite aux mineurs et soumise à conditions, selon la réglementation en vigueur.
Aciers, alliages légers et polycarbonate
La matière décide de la tenue dans le temps autant que de la sensation en main. Les modèles de dotation reposent sur l'acier : trois tubes en acier trempé chez ESP, avec des tubes sans soudure tréfilés à froid en acier CSN 12 060 sur la version ergonomique, acier 4140 haute résistance chez ASP. Le Walker NEX de Nextorch mise sur un alliage d'aluminium 7075 et du 42CrMo, avec une résistance à la flexion annoncée à 3000 N, une tenue à la chute de 2 mètres et une plage d'emploi de -40 °C à +60 °C. En environnement humide ou maritime, la finition Electroless d'ASP répond au problème de corrosion. Le polycarbonate suit une autre logique : les tonfas de police ESP en tirent leur résistance sans le poids de l'acier, et un tonfa moulé d'une pièce ne craint ni l'humidité ni les sels de déneigement. Le choix se fait sur le milieu d'emploi et sur la durée de port, pas sur la seule dureté annoncée.
Verrouillage par friction et systèmes mécaniques
Le mode de blocage change la manière de refermer le bâton. Le verrouillage par friction équipe la plupart des modèles en acier : les tubes se coincent entre eux au déploiement, et le Friction-Loc d'ASP se sort par inertie du mouvement du poignet vers le haut ou vers le bas, puis se replie en frappant le sol verticalement, pointe en bas. La dureté de fermeture se règle en écartant plus ou moins les branches du clip logé dans le bouchon. Nextorch a retenu un mécanisme breveté, le NexLock, qui conserve l'intégrité structurelle du bâton même après une chute. Sur les modèles ESP et A10 Equipement, un capuchon doté d'un dispositif de sortie réglable joue sur la facilité de déploiement. Aucun de ces systèmes ne dispense de vérifier la sortie et le repli à l'entraînement, avant de compter dessus en intervention.
Portage à la ceinture, étuis et accessoires
Un bâton mal porté s'extrait difficilement. Les modèles ESP sont livrés avec un étui kydex rotatif, les bâtons A10 Equipement avec un étui nylon à attache-mousqueton et une fixation prévue pour un ceinturon de 50 mm. Le porte-bâton Radar en cordura pivote à 360°, se fixe sur passant MOLLE ou à la ceinture par sangle R.M.S. et ferme par bouton-pression avec une bride de serrage. La position sur le ceinturon compte autant que l'étui lui-même : le bâton doit se saisir de la main forte sans accrocher le gilet.
Deux accessoires reviennent souvent en dotation. L'embout brise-vitre ASP, muni de trois picots en céramique, s'intercale entre le bâton et le bouchon arrière des modèles Friction-Loc, une fonction que le Walker NEX intègre déjà par sa pointe en nano-céramique. Le miroir tactique ESP se clipse sur le bâton et permet d'observer un angle mort sans s'exposer. Ces compléments s'articulent avec le reste de la dotation de maintien de l'ordre, au même titre que l'aérosol de défense porté sur le même ceinturon.