Casques de protection pour les forces de l'ordre et l'administration
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Casques de protection : la menace visée commande la construction
Casque de maintien de l'ordre et casque balistique
Deux menaces distinctes appellent deux coques différentes. Un casque de maintien de l'ordre répond au jet de projectiles, aux coups portés et à la flamme : le Casque M.O Police Municipale est moulé en polycarbonate, doublé d'un calotin intérieur en polystyrène expansé qui absorbe les chocs. Il est déclaré conforme aux tests de résistance aux chocs, à la pénétration et à la flamme de la norme EN 397. Un modèle balistique vise l'impact et/ou l'éclat d'un projectile d'arme à feu: le Mich IIIA d'Engarde est conçu en multicouche et annonce un niveau NIJ IIIA selon le STD 0106.01, ainsi qu'une protection stanag V50 contre les éclats d'obus. L'un ne remplace pas l'autre. Une coque de maintien de l'ordre n'est pas donnée pour arrêter une balle, et un modèle balistique ne porte ni écran facial ni protège-nuque en dotation d'origine. La mission décide, pas la silhouette.
Écran facial, protège-nuque et fixation du masque respiratoire
Sur un modèle de maintien de l'ordre, les périphériques pèsent autant que la coque. Le M.O Police Municipale reçoit un écran relevable en polycarbonate injecté de 3 mm, proposé en option en 4 ou 5 mm, une barre de renfort en acier poli en haut de l'écran et un joint d'étanchéité à son sommet. Un protège-nuque pare-coups en PVC de 12 cm se fixe par cinq pressions à l'arrière et se retire quand il gêne le port du sac ou de la radio. Pour le masque respiratoire, la coque porte des crochets de fixation prévus à cet effet ; sur les modèles équipés de rails, la fixation magnétique Raptor Tactical apporte un adaptateur Rail ARC manipulable avec des gants. Une sangle intérieure de type roll off limite la rotation et l'arrachement lors d'une saisie. L'ensemble se raisonne avec le reste de la dotation, l'écran et le protège-nuque devant rester compatibles avec le col d'une tenue de maintien de l'ordre.
Harnais, rails et réglage du tour de tête
Une coque ne vaut que par ce qui la maintient. Le Manta MH4 se règle par molette sur un tour de tête de 52 à 62 cm, avec un harnais 4 points repris des standards MICH balistiques. Il offre également des bandeaux de confort intérieurs remplaçables et une visière interne montée d'origine, la visière amovible normée EN 166 restant en option. Le Mich IIIA d'Engarde s'appuie de son côté sur une mousse à mémoire de forme et un système de suspension PAD DIAL. Sur le M.O Police Municipale, décliné en S/M ou L/XL, le réglage passe par une couronne intérieure à velcro. Un tour de tête mesuré au ruban, juste au-dessus des sourcils, suffit à trancher entre deux tailles. Les rails latéraux et la monture NVG servent ensuite à monter caméra, éclairage ou protection auditive sans percer la coque. Une coque balistique se pense enfin avec le reste de l'équipement porté, à commencer par les gilets pare-balles de la même dotation.
Protections auditives et communication en ambiance sonore
Le terme couvre aussi la protection auditive, qui obéit à d'autres critères. Le ComTac XPI de Peltor associe une modulation sonore pour garder l'écoute de l'environnement, un microphone détachable et une communication radio bidirectionnelle. Donné pour 335 g piles comprises et un SNR de 39 dB en combinaison avec des bouchons, il se monte sur rail ARC et se marie donc à une coque. Le Supreme MIL CC de Sordin bloque automatiquement les sons au-delà de 82 dB, avec un SNR de 26 dB, une étanchéité IP67 et une certification MIL-STD-810G. Le modèle électronique de NUM'AXES se déclenche à partir de 75 dB pour une atténuation SNR de 27 dB, ce qui vise le tir d'entraînement plutôt que la mission. Le besoin de liaison radio tranche : sans radio, un antibruit électronique simple suffit. Le bouton PTT au format TP120 que réclame le Sordin se commande à part, comme les autres accessoires tactiques de la dotation.