Gants militaires et gants d'intervention
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Gants militaires et d'intervention : ce que protège chaque construction
Du gant de palpation au modèle coqué
Les gants d'intervention ne protègent pas tous la main de la même façon. Un modèle de palpation reste fin : dessus respirant, dessous en microfibre, coutures renforcées au pouce et à l'index, comme sur l'Original Covert de Mechanix ou l'Urban Pursuit II d'AMG Pro. La main conserve assez de sensibilité pour fouiller un vêtement ou saisir un petit objet. Un modèle coqué change de registre : l'Element d'ADN Tactical pose une coque en gomme rigide sur un dos en néoprène, le M-PACT 3 de Mechanix superpose une coque en caoutchouc thermoplastique et des renforts matelassés EVA au niveau des articulations et des phalanges. La protection gagne, l'épaisseur aussi. Le geste dominant du service tranche : palper et rédiger ne demandent pas la même paume que maîtriser une personne ou forcer une ouverture.
Anti-coupure, anti-perforation et lecture de la norme EN 388
Deux risques distincts se cachent derrière ces mentions. La coupure vient d'une lame qui glisse sur la matière, la perforation d'une pointe qui la traverse. La norme EN 388 les évalue séparément, et le résultat s'écrit dans le marquage reporté sur la fiche produit. Les gants anti-coupure et anti-perforation Pursuit D5 de Mechanix affichent ainsi EN 388 : 2016 - 3X43D, avec une doublure Armortex® annoncée en coupure de niveau D et en perforation de niveau 3. Leur description délimite ce niveau 3 : une pointe de couteau, et non une aiguille de seringue. L'Impact Absorbing de Defcon5 s'appuie de son côté sur un dos en Kevlar® mélangé à de la fibre de carbone, quand l'Urban Pursuit II d'AMG Pro est annoncé anti-coupure et normé EN 388 sans niveau détaillé. Le marquage de chaque référence reste donc à vérifier avant toute conclusion.
Matières, renforts et absorption des chocs
La matière décide de ce que la main encaisse. Le cuir de chèvre équipe la paume et les renforts arrière des gants Impact Absorbing de Defcon5, et l'A.V.I.A.T.O.R Commando de Blackhawk en fait sa base, avec un Nomex™ annoncé résistant aux éclairs et au feu. Le néoprène moulant du P.A.T.R.O.L. Elite, le nylon du S.O.L.A.G. Instinct ou le jersey stretch du SOG 2.0 d'ADN Tactical visent la souplesse, l'Amara microaérée de ce dernier tenant l'abrasion sur la paume et les doigts. Vient ensuite la question du choc : le M-PACT de Mechanix loge des coussinets en mousse D3O dans la paume pour absorber chocs et vibrations, la mitaine M-PACT un rembourrage en gel EVA, l'Impact Absorbing une gomme prévue pour amortir. Un modèle peut résister à la coupure sans rien amortir, et amortir sans résister à la coupure.
Dextérité, compatibilité tactile et conditions humides ou froides
L'écran tactile fait maintenant partie du service courant. Chez Mechanix, le M-PACT, l'Original Covert et le Pursuit D5 sont annoncés compatibles grâce à leur dessous en microfibre, le modèle Element passant par la technologie TouchTec®. Chez Blackhawk, le P.A.T.R.O.L. Elite et l'A.V.I.A.T.O.R Commando le sont également, avec une impression en relief sur la paume pour la prise. L'adhérence compte tout autant : le S.O.L.A.G. Instinct mise sur un nylon annoncé plus adhérent sur surfaces humides, le SOG d'ADN Tactical sur des bouts de doigts sans coutures et un tissu à séchage rapide. Le froid, lui, pose sa propre limite. L'Element de Mechanix est donné pour des températures de 0 °C à +5 °C, paume déperlante, dessus étanche aux projections et protection contre le vent, ce qui couvre une patrouille fraîche plus qu'un poste statique par gel prolongé, où le reste de la tenue prévue pour le temps froid prend le relais.